Journée valaisanne de pneumologie: la "toux du fumeur" en point de mire
Le 1er décembre 2011, la Journée valaisanne de pneumologie a été consacrée à la BronchoPneumopathie Chronique Obstructive (BCPO), plus connue sous le nom de « toux du fumeur ». A l'invitation de l'Hôpital du Valais, conférences et ateliers ont permis à médecins, pharmaciens et représentants de la Ligue pulmonaire valaisanne d'aborder ce problème sous l'angle d'une prise en charge intégrée entre praticiens et hôpital.
« Avec la collaboration de tous, nous allons lancer un programme qui permettra non seulement de détecter, mais aussi de mieux prendre en charge les patients atteints de BronchoPneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) en médecine ambulatoire », explique le professeur Jean-Marie Tschopp, médecin-directeur du Centre valaisan de pneumologie et chef du Département de médecine interne du Centre Hospitalier du Centre du Valais.
Le 1er décembre 2011, la Journée valaisanne de pneumologie a été entièrement consacrée à cette maladie. Intitulée « Prise en charge de la BPCO: une approche intégrée praticiens - hôpital », cette journée a permis à tous les spécialistes concernés de faire le point sur les connaissances actuelles et de préparer les mesures efficaces pour la prévention, la détection et la prise en charge des patients affectés par la BPCO.
3000 Valaisans affectés
La BPCO est une maladie courante, en forte progression, qui affecte 5% de la population valaisanne. Elle est pourtant méconnue du grand public. Pour preuve, plus de 3000 Valaisans souffrent sans le savoir de BPCO et risquent à terme de souffrir d’un handicap pulmonaire. Fort de ces constats, le CIPRET Valais, la Société Médicale du Valais, la Société Valaisanne de Pharmacie, Promotion Santé Valais et l’Hôpital du Valais ont lancé l'an dernier une campagne commune de sensibilisation à cette maladie sur une période de trois ans.
Tabagisme en cause
Appelée communément « la toux du fumeur », la BPCO désigne une affection pulmonaire chronique dont la cause principale est le tabagisme. La BPCO entraîne une destruction progressive des poumons, ce qui rend la respiration de plus en plus difficile. Les premiers symptômes, toux, expectorations et essoufflement, sont rarement pris au sérieux. Trop souvent, le diagnostic de la maladie se fait tardivement, à un stade avancé, lorsque le handicap devient manifeste. Des activités simples de la vie quotidienne (monter des escaliers, prendre une douche, s’habiller, se déplacer) provoquent un essoufflement important. Une prise en charge précoce de la BPCO permet d’éviter un handicap pulmonaire.
Davantage d’informations : www.stop-bpco.ch