L’Hôpital du Valais s’appuie sur la qualité de ses soins pour relever les défis du futur
Après une première étude du rapport d’audit réalisé par la FHF, l’Hôpital du Valais enregistre avec une très grande satisfaction la reconnaissance de la qualité du travail effectué sur ses différents sites. Une qualité qui lui permettra de poursuivre son développement en relevant les différents challenges abordés dans ce rapport.
Le Conseil d’administration et le Directeur général du RSV ont eu la possibilité de faire une première lecture du rapport d’audit élaboré par la FHF afin de transmettre une prise de position initiale à l’attention du Conseil d’Etat. Cette analyse succincte n’est qu’une première étape avant que chaque niveau de responsabilité du RSV procède à une étude beaucoup plus détaillée du rapport afin de prendre des mesures organisationnelles adaptées et de faire des propositions d’évolutions structurelles aux autorités compétentes.
1. Reconnaissance de la qualité des soins
L’audit démontre sans contestation possible que la qualité des soins au RSV est excellente, notamment dans le domaine de la chirurgie. Ce qui devrait mettre un terme définitif aux attaques injustes dont a été victime ce département. Les résultats des analyses sont remarquables tant pour les interventions de routine que pour les interventions les plus lourdes.
En ce qui concerne les urgences cardiologiques, l’organisation de la prise en charge actuelle au sein du RSV permet de respecter les délais recommandés par la Société européenne de cardiologie. Aucun accident de prise en charge n’a dû être compensé depuis de nombreuses années. Ce qui démontre que les attaques dont ce service a fait l’objet n’étaient pas justifiées.
En ce qui concerne l’organisation et la conduite du service de radio-oncologie, si des corrections rapides sont effectivement nécessaires, il est important de souligner la qualité individuelle des soignants qui réalisent leur travail dans des conditions de sécurité respectées (p. 41).
En phase avec les recommandations des auditeurs, le RSV poursuivra la mise en place d’une véritable démarche de qualité globale. Cela signifie, entre autres, une meilleure maîtrise de la sécurité des circuits médicamenteux et le développement de projets d’évaluation des pratiques professionnelles.
Nous relevons également avec satisfaction que le dossier patient informatisé permet le suivi de la prise en charge des infections nosocomiales et une excellente traçabilité des patients.
D’autre part, comme le relèvent les auditeurs de la FHF, nous accordons une très grande importance au fait que ces très bons résultats ont été obtenus grâce à l’implication, la motivation et la disponibilité de l’ensemble du personnel du RSV. Une démonstration supplémentaire de la qualité de notre personnel au service du patient.
2. Enquête d’image et de satisfaction
En dépit des nombreuses polémiques médiatiques, les trois enquêtes d’image et de satisfaction effectuées viennent renforcer la qualité des soins du RSV. Et si nous partageons la nécessité d’améliorer l’information à tous les niveaux, nous notons également que les relations avec le personnel administratif, les infirmières et les autres personnels de soins sont jugées satisfaisantes lors des consultations ou d’une hospitalisation.
La problématique du transfert de patients est inhérente à l’hôpital multisites. La définition de la répartition des activités entre les sites et les centres hospitaliers relève de la compétence du Conseil d’Etat. Comme les auditeurs, le Conseil d’administration du RSV pense que le statu quo n’est pas une solution.
3. Planification et offre de soins
Les auditeurs reconnaissent que la mise en place du RSV était un acte visionnaire. Néanmoins, nous partageons leur constat : l’éparpillement des sites et des compétences doit être résolu. Nous sommes convaincus que l’intérêt des patients doit passer avant des considérations régionalistes.
Quant à la construction du nouvel hôpital Riviera-Chablais, le Conseil d’administration du RSV est convaincu de son utilité et fera le nécessaire pour favoriser une étroite collaboration avec le CHUV et ce nouvel établissement.
4. Gouvernance – Organisation administrative et médicale
La plupart des remarques faites par les auditeurs concernant la gouvernance rejoignent les propositions formulées par le Conseil d’administration du RSV lors de la révision de la LEIS. Nous sommes bien conscients des améliorations à apporter et de la nécessité de favoriser la prise de parole médicale au sein de notre hôpital. Néanmoins, l’efficacité de cette gouvernance dépend beaucoup de modifications législatives fondamentales, notamment de l’accroissement de l’autonomie de gestion de l’Hôpital face à l’instance de surveillance et de l’attribution de compétences de délégation du Conseil d’administration par la suppression de la liste de ses compétences inaliénables.
Le RSV entend poursuivre la mise en place d’une véritable démarche globale de qualité pour l’ensemble de l’établissement, en mettant sur pied « un pilotage par le haut » de ce secteur, comme cela a été suggéré par les auditeurs
En résumé, si nous savons pertinemment que la structure administrative et médicale du RSV doit évoluer, il est essentiel de ne pas se précipiter. Il faut procéder à une analyse beaucoup plus fine des faits en tenant compte des diverses réalités valaisannes qui ne disparaîtront pas du jour au lendemain.
5. Gestion des ressources humaines
Nous relevons avec attention qu’une partie des collaborateurs du RSV expriment un certain malaise, se sentent démotivés et découragés face à certaines pressions exercées par leur encadrement. Nous ne nions pas ce constat. Il s’explique néanmoins en partie par la « brutalité » et la rapidité des changements profonds intervenus suite à la création du RSV et à la mise en œuvre de la nouvelle organisation hospitalière. Même si nous avons d’ores et déjà mis en place des actions appropriées, nous allons poursuivre dans ce sens en étant encore plus proches de nos collaborateurs et en prenant des mesures supplémentaires afin de rétablir la confiance.
Nous sommes persuadés qu’un effort particulier doit être fait au niveau du management des performances, du développement des compétences, de l’évolution professionnelle et des plans de carrière. Nos cadres doivent aller au-delà de leurs compétences professionnelles afin de devenir de véritables managers d’équipe. Un travail de coaching sera mis en place pour atteindre cet objectif.
6. ICHV et OVS
Concernant l’ICHV, le RSV continue à défendre l’idée d’une intégration. Quant à l’Observatoire, cet outil remarquable et indispensable au fonctionnement du RSV devrait être soumis à une gestion paritaire entre les partenaires et le RSV avec un appui universitaire.
7. Conclusion
L’essentiel est confirmé par cet audit : nos patients peuvent venir se faire soigner au RSV en toute confiance. Les polémiques n’ont plus lieu d’être. Nos résultats sont excellents et malgré les améliorations nécessaires en termes de gouvernance et d’organisation générale, on ne peut nier que cette qualité valaisanne est aussi le résultat du travail des dirigeants du RSV. L’un ne va pas sans l’autre et il ne faudrait pas l’oublier.
N’oublions pas également que le RSV est une jeune institution qui, bien qu’ayant déjà effectué un travail considérable, doit encore évoluer pour parvenir à maturité et offrir le meilleur service possible aux Valaisans. Le travail effectué par la FHF va dans ce sens. Ses conclusions décuplent notre envie de relever les défis qui se présentent à nous en s’appuyant sur le formidable travail de nos équipes.
C’est pour cela que nous allons prendre le temps, pendant les semaines qui viennent, d’étudier en détail les résultats d’audit qui nous seront soumis avec les différents acteurs de l’Hôpital du Valais afin d’être en mesure de formuler des propositions très concrètes avant le début de l’été.